Assurance qualité dans l’enseignement supérieur

20 Février 2018

L’IIPE a le plaisir d’annoncer la publication d’un nouvel opus, Internal Quality Assurance: Enhancing higher education quality and graduate employability (Assurance qualité interne : Renforcer la qualité de l’enseignement supérieur et l’employabilité des diplômés). Il représente l’aboutissement d’une étude majeure d’envergure internationale, visant à analyser des options efficaces et innovantes en matière d’assurance qualité interne.

L’AQI sur tous les fronts

Tandis que dans le monde entier, l’enseignement supérieur croît, se diversifie et se privatise, des questions ont émergé quant à sa qualité et à l’employabilité des diplômés.

Dans de nombreuses régions du monde, cette situation a donné lieu à la multiplication de systèmes d’assurance qualité externe (AQE) dans l’enseignement supérieur, sous la forme d’accréditation ou d’audits de la qualité, par exemple. Si, à l’origine, ce sont des facteurs externes qui ont permis la mise en place de dispositifs d’assurance qualité interne (AQI), de plus en plus d’institutions mettent en place leur propre AQI pour superviser la qualité et la pertinence de leurs programmes.

Un territoire inconnu

La gamme des orientations et des différents outils et procédés d’AQI est large. Ces systèmes appellent par ailleurs à la participation d’un grand nombre de personnes de la communauté universitaire, tant les administrateurs et les enseignants que les étudiants. Pour certains établissements, mettre au point ou perfectionner un dispositif d’AQI équivaut à mettre un pied en terre inconnue.

Une analyse comparative des meilleures pratiques en matière d’AQI

Dans ce contexte, l’IIPE a le plaisir d’annoncer la publication de son nouvel opus, Internal Quality Assurance: Enhancing higher education quality and graduate employability.

Sous la direction de Michaela Martin, spécialiste de l’IIPE, l’ouvrage présente les tendances internationales actuelles dans le domaine de l’AQI, notamment les pratiques et principes les plus novateurs. Son objectif global est de guider les établissements d’enseignement supérieur désireux d’élaborer et de mettre en œuvre leur propre système d’AQI.

Les résultats tirés d’une grande enquête internationale menée en collaboration avec l’Association internationale des universités (AIU) offrent une perspective comparative des tendances internationales. Cet ouvrage s’appuie également sur huit études de cas approfondies sur l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Autriche, le Bahreïn, le Bangladesh, du Chili, la Chine et le Kenya. Elle propose une analyse comparative des meilleures pratiques appliquées par les universités de ces pays, et peut ainsi être une source d’inspiration pour les personnes chargées de concevoir ou d’optimiser l’AQI dans l’enseignement supérieur.

L’ouvrage fournit des orientations utiles à l’intention des décideurs politiques nationaux et institutionnels et aux responsables de l’assurance qualité. Ses conclusions mettent l’accent sur la nécessité de disposer d’outils souples et qualitatifs, qui fonctionnent parallèlement aux outils quantitatifs. Les universités vont également devoir trouver un équilibre entre des outils d’AQI prenant en compte des critères académiques et ceux prenant en compte des critères d’efficacité par rapport au marché du travail. Par ailleurs, un dialogue informé autour de l’assurance qualité doit avoir lieu avec tous les acteurs universitaires.

Si cet ouvrage adopte une perspective globale, il prend également soin de respecter une donnée essentielle : tous les systèmes d’AQI prennent différents sens et formes en fonction de leur contexte local.