Gouvernance et gestion

La qualité peut être renforcée par de meilleures pratiques de gestion, par une utilisation transparente des moyens et par des mécanismes de reddition de comptes vis-à-vis des communautés et des autres parties prenantes.

Les dispositifs visant à promouvoir l’appropriation et la responsabilité à travers une planification participative méritent notre attention. Les questions de gouvernance ne se limitent pas à une meilleure gestion du secteur public : elles touchent à la volonté de renforcer l’appropriation des différentes parties prenantes à tous les niveaux.

L’un des axes de recherche s’attache à la centralisation/décentralisation afin de répondre aux interrogations concernant le bon degré de délégation des responsabilités dans le système éducatif (recrutement des enseignants, contrôle des budgets, conception des programmes d’études, etc.), à l’échelle nationale et provinciale ou au niveau des districts et/ou des écoles dans des pays de dimensions et de culture différentes. Ces travaux prennent aussi en compte la répartition des responsabilités à des niveaux donnés – ministères nationaux de l’enseignement de base, de l’enseignement supérieur, des finances, de la planification, etc., par exemple.

Un deuxième axe de recherche s’intéresse à la gestion du développement des compétences et de la formation. La multiplication des possibilités pour les jeunes qui ont achevé le cycle de base n’implique pas que l’on s’attache exclusivement aux modes traditionnels de l’éducation formelle. L’Institut s’intéresse aux modèles alternatifs et non formels, pour les jeunes non scolarisés. Les élèves du cycle postélémentaire sont sensibles aux demandes du marché du travail. Il faut donc examiner tous les types de compétences proposés par les différents modes de formation destinés aux jeunes scolarisés et à ceux qui ont décroché.
L’enseignement supérieur mérite aussi que l’on s’y intéresse. Les questions de gouvernance couvrent les mécanismes dont disposent les gouvernements pour imposer cohérence et responsabilité, même dans des sociétés qui ont accordé une large autonomie à leurs systèmes d’enseignement supérieur. Les établissements d’enseignement supérieur – dont certains, très vastes, opèrent sur plusieurs campus – ont également besoin de planification et de gestion. La mondialisation et les nouvelles technologies ont un impact particulièrement fort sur ce secteur.

Les enseignants enfin : dans tous les systèmes éducatifs, ils sont la ressource la plus importante et absorbent en général plus de 80 % des budgets de fonctionnement. De nouveaux instruments permettent de planifier l’offre et la demande d’enseignants, mais il faut les adapter à des contextes politiques et sociaux très divers. La recherche s’intéresse à la nomination et au déploiement des enseignants, chefs d’établissement compris, dans le primaire et dans le secondaire. Les thématiques suivantes sont abordées par ces travaux :

  • conception et fonctionnement de structures administrative internalisées, comptables et efficaces ;
  • politiques et gestion des programmes de développement des compétences et de formation ;
  • conception et gestion des systèmes d’enseignement supérieur ;
  • nomination et déploiement des enseignants.