L’assurance qualité dans l’enseignement supérieur

21 Novembre 2014

Désormais une priorité de l’Afrique de l’Ouest, grâce aux efforts de l’IIPE et de ses partenaires

 

L’assurance qualité (AQ) dans l’enseignement supérieur est désormais l’une des priorités politiques en Afrique de l’Ouest. Avec l’appui de l’UNESCO et de la Banque mondiale, le Sénégal a récemment créé une agence d’AQ, alors que d’autres pays – dont le Burkina Faso, la Guinée, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Cap-Vert et le Niger – sont en train d’établir une base juridique pour mettre en œuvre de nouvelles politiques. Ces mesures sont soutenues par l’IIPE et ses partenaires, dans le cadre de leurs actions pour améliorer la qualité de l’enseignement supérieur, afin d’en faire bénéficier les étudiants de la région.

Selon Michaela Martin, spécialiste du programme à l’IIPE et expert en planification et gestion de l’enseignement supérieur, « la qualité de l’enseignement supérieur dans la région de l’Afrique francophone a souffert ces dernières années, parce que les investissements ont prioritairement été orientés vers l’enseignement de base, que le nombre d’étudiants a fortement augmenté et qu’il est de plus en plus difficile de retenir un personnel éducatif hautement qualifié et souvent sous-payé dans le secteur de l’enseignement supérieur. »

L’IIPE, les bureaux de l’UNESCO à Dakar, Abidjan et Abuja, l’Association des universités africaines, le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) et l’Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont collaboré tous ensemble autour d’une initiative de développement des capacités financée par le DAAD (Office allemand d’échanges universitaires) et l’UNESCO. Intitulée « Renforcer les structures de l’assurance qualité en Afrique de l’Ouest » (EWAQAS), cette initiative sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur est menée dans neuf pays de la région de l’UEMOA: le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, le Côte d’Ivoire, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Lors de la première phase de ce projet, qui a eu lieu entre septembre 2013 et mai 2014, deux formations mixtes ont été organisées pour 60 ministres et décideurs universitaires, afin d’améliorer leur compréhension des concepts et des techniques et de leur permettre de discuter des options possibles pour développer un système national d’AQ. Dans le cadre de cette phase, un séminaire a été organisé à Abidjan, en mai 2014, pour réunir les participants du deuxième cours en vue de discuter des prochaines étapes du développement de leur système national d’AQ. 
D’après Hassana Alidou, directrice du Bureau de l’UNESCO à Abuja,« la collaboration entre décideurs nationaux et institutionnels au sein des équipes de pays est très pertinente, parce que les deux niveaux devront travailler ensemble pour construire le futur système national. »

La deuxième phase de l’initiative, qui aura lieu en 2015-2016, soutiendra le développement des structures d’AQ universitaires. « Le développement simultané de l’assurance qualité nationale et universitaire est un facteur de succès essentiel qui permet aux systèmes d’assurance qualité d’améliorer directement la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage », a déclaré le professeur Papa Gueye, Secrétaire exécutif de l’agence d’assurance qualité sénégalais.

Le CAMES, avec le soutien de l’UEMOA et de la Banque mondiale, développe également un mécanisme régional pour l’AQ et l’accréditation. À cet égard, un certain nombre d’institutions d’enseignement supérieur sont en train de mettre en place à leur niveau des structures dédiées pour l’AQ.

Selon Gudrun Chazotte, responsable de programme en charge de l’initiative EWAQAS au DAAD, « toutes les mesures prises par les partenaires reposent les unes sur les autres pour créer un système cohérent plus solide. Cela signifie que les étudiants de l’enseignement supérieur seront mieux équipés, ce qui leur donnera de meilleures chances à l’avenir. »

L’IIPE est le seul institut au monde offrant une combinaison efficace d’activités de formation en planification de l'éducation, de recherche de pointe et de renforcement des capacités nationales pour les institutions spécialisées sur les questions éducatives. Les trois composantes se nourrissent mutuellement et sont essentielles pour apporter des changements fondamentaux dans la construction de meilleurs systèmes éducatifs.

L’IIPE estime qu’une bonne planification de l'éducation est à la fois visionnaire et pragmatique ; elle indique la feuille de route pour mettre en œuvre les réformes éducatives et pour transformer les systèmes, tout en assurant l'égalité des chances pour les enfants et les jeunes.

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